Bon, niveau titre, j’avoue que j’aurais plus faire plus funky. J’avais pensé à “Quand la valley gronde”, ou “Childishness worse than Jealousy ?” mais au moins le titre actuel a le mérite d’être clair !
La vidéo suivante est un message public de la part de Jason Calacanis, pointure de la Silicon Valley, destiné à Mark Zuckerberg, jeune CEO de Facebook que l’on ne présente plus. Calacanis, un brin arrogant, pointe du doigt Zuckerberg et la politique de conservation des données qu’opère Facebook. Un must see !
Nous sommes tous au courant de la polémique qui se forme petit à petit autour des conditions d’utilisation de nos données par Facebook. Il ne se passe pas une semaine sans qu’un rebondissement surgisse à cause d’une clause rajoutée dans les conditions d’utilisation du site qui pourrait vouloir dire que Facebook se réserverait le droit d’utiliser, exploiter, ou revendre les informations que les utilisateurs partagent sur le réseau social. Vu comme ça, on se dit que finalement, cette législation n’est jamais trop claire, la plupart des sites le font, on ne lis jamais les petites lignes, et que jusqu’à présent, tout s’est bien passé et rien n’a changé dans notre vie. Donc, pas de raison de s’alarmer.
Mouais. Sauf que dans le cas de Facebook, il faut quand même se rendre compte que la plupart d’entre nous partageons des infos vraiment privées et que cela pourrait un jour se retourner contre nous. Bah ouais, réfléchissons un peu. Facebook sait qui on est, ou on habite, qui on fréquente, ce que l’on aime, n’aime pas, quelles études on a fait, ou l’on bosse, à quelle heure on se lève le matin, avec qui, quels sites on visite, ou l’on part en vacances, avec qui, ou l’on sort le samedi soir, et toute la semaine d’ailleurs… Bref, une mine d’informations tellement privée que l’on se demande au final comment tout ça a pu arriver la.
Ben c’est très simple. On tape bêtement sur un clavier d’ordinateur le moindre détail de notre vie. Moi le premier. Sans réfléchir aux conséquences. Juste parce que c’est “cool”. Et Zuckerberg ne s’en cache pas. Dans les multiples conférences ou interviews qu’il a réalisé, il dit ouvertement que la limite entre la sphère publique et la sphère privée est maintenant quasi-inexistante, que le monde change, les moeurs aussi, et que l’on doit s’habituer à ce changement, et s’adapter.
Même si c’est encore difficile à entendre, et je me surprends moi-même à dire ça, je trouve qu’il a complètement raison. Personne ne nous a jamais forcé à partager nos photos de mariage sur Facebook, nos soirées arrosées, ou nos coordonnées… On le fait parce qu’on on en a envie. Parce que c’est un besoin. Que l’on doit satisfaire. J’estime profondément que le mérite du jeune CEO de Facebook et toute son équipe n’est pas “juste” d’avoir révolutionné le web grâce a l’outil que représente Facebook, mais beaucoup plus d’avoir changé le comportement des gens. Et je ne parle pas de manipulation, mais bien de changement de comportement général de la société, initiée par elle-même.
On share, on like, on tweet, on poste. Avant on faisait développer ses photos pour les garder dans un album au fond d’un coffre. Maintenant, on les montre au monde entier. Et notre pied ? c’est qu’il y ait le plus de vues, likes et commentaires possibles ! On a affaire a une mutation de nos habitudes. Et ce changement avait besoin d’un outil afin de se manifester plus largement. Les réseaux sociaux sont venus satisfaire ce nouveau besoin, Facebook loin devant.
Alors arrêtons un peu de parler de contrôle de la vie privée. Comment voulez vous protéger des informations si votre site/plateforme répond justement à un besoin d’expression, de partage ?
Il est clair que la frontière publique/privée est en train de s’estomper, et ça, que ce soit bien ou mal, c’est très fort. Ce qui l’est encore plus, c’est d’avoir instauré le fait de surfer sur Facebook comme un réflexe. Presque comme on a besoin de manger, boire, le fait de taper facebook.com dans notre navigateur est devenu un passage obligé de notre quotidien.
La grogne de Calacanis vis à vis de Zuckerberg est d’après moi complètement déplacée, immature, et irréfléchie. Ça relève plus de la jalousie que la critique argumentée et constructive. Zuckerberg is the man. Period. Réunir plus de 400 millions d’utilisateurs actifs sur une plateforme communautaire en moins de 5 ans, c’est du jamais vu. A tout juste 25 ans, diriger une boite dont la valeur est estimée a 15 Milliard de dollars, c’est tout aussi impressionnant.

En d’autres termes, un jeune blanc bec imberbe à peine sorti de la fac est en train d’écrire la plus grosse success story du Web planétaire. Normal que ces statistiques attisent la jalousie des anciens de la Valley…
Don’t you think, Jason ?





Partager oui, mais je pense que les gens sont d’accord pour le faire dans ce qu’ils estiment être une sphère privée. La majorité des utilisateurs estiment que ce qu’ils postent ou publient ne sera visible que par les membres de leurs liste d’amis personne d’autres, Or c’est cette sphère privée que Facebook veut détruite, avoir la possibilité de vendre les UGC à d’autres sociétés, à des fins de publicité ou autres.
C’est surtout ça que l’on reproche à Facebook, le fait que les gens ont changé leur habitudes c’est vrai, mais il le font avec une idée précise, celle que leurs données sont peut être sur internet, mais reste les leurs et qu’ils sont maitre de leurs utilisations.
Les conditions d’évolution suivent la politique du réseau social et ses ambitions pour l’avenir. Les données, même en veillant à les laisser dans une sphère privée via les paramètres de confidentialité, deviennent nécessairement de plus en plus ouvertes sur l’extérieur.
En quelques années, Facebook est passé du statut de “Copains d’Avant World Wide” à la référence incontournable de micro blogging et vecteur de diffusion sur le web.
Comme tu le dis Jay, Facebook est devenu un réflexe de surf. Et c’est probablement là-dessus que se construisent les ambitions du jeune CEO: pour l’avenir, on peut penser que Mark Zuckerberg entrevoit Facebook comme un concentrateur de données permettant d’adapter dynamiquement pour chaque surfeur le contenu de tout le web (et pas simplement celui de Facebook et de ses pubs…). C’est ce qui a été appelé Open Graph. Et ça a déjà commencé: comme beaucoup de bloggers, nous avons inséré le nouveau bouton “j’aime” à la fin de nos articles sur nos blogs (moi y compris
)
http://www.airdecker.com/web/quel-role-pour-facebook-dans-le-web-de-demain.html
Merci pour vos réactions
. Tout à fait d’accord avec vous sur le fait que Facebook veuille réduire la sphère privée. Mais ce que je souhaitais faire ressortir dans cet article, c’est que quoi que nous dise le site ou service sur lequel on se trouve, internet reste par définition un “réseau”. Facebook est en plus un réseau “social”. A partir du moment ou l’on se connecte à ce géant réseau que représente le web et ici Facebook, c’est clairement pour échanger et partager. Donc le fait que tout le monde puisse voir certaines données par défaut, personnellement ça ne me gène pas du tout car c’est le principe même du site, et c’est pour cela que je m’y suis inscrit. Libre à moi de ne poster que ce que je souhaite divulguer.
Je trouve que cette grogne envers Fb et la privacy est un peu un effet de mode. Tout mettre sur le dos de Zuckerberg et de sa politique de vie privée qui change toutes les semaines, c’est un peu facile. Depuis sa création, on ne peut plus se passer de l’outil et on trépigne d’impatience avant de voir fleurir les dernières features de la plateforme. De son coté, Facebook ne peut pas proposer un service hyper complet et gratuit pendant des lustres, il faut bien un jour trouver un moyen de rentrer de l’argent. Quitte à perdre des utilisateurs. Il faut aussi être fair play et couper la poire en deux sur les attentes de chacun
[...] je le disais dans mon précédent article sur Facebook et ses pratiques douteuses en matière de protection des données, les médias sociaux et notamment les réseaux sociaux sont devenus une étape obligée de notre [...]